Mobiliser autour d’une démarche Zero Waste

Pour qui? Notre métier est d’accompagner les collectivités, les entreprises, les associations et tout acteur souhaitant s’engager et mobiliser autour d’une démarche Zero Waste.

Comment ? Cette démarche repose sur la mobilisation des parties prenantes quinécessite 4 ingrédients. Contactez-nous pour découvrir comment il est possible de mobiliser. En attendant, nous vous livrons ces quatre ingrédients qui sont pour nous essentiels.

1.     Une démarche ouverte à tous :

Nous sommes ouverts à écouter de nouvelles idées pour évoluer

  • Accueillir les non-experts de tous horizons : le sujet est trop important pour le laisser entre les mains des seuls experts déchets. Il faut que chacun devienne « un expert en gestion des ressources » pour changer ses comportements d’achats et de gestion de la fin de vie. Il faut développer la démarche Zero Waste avec les agriculteurs, le corps médical, les artistes, les enseignants, les scientifiques, ingénieurs, économistes, environnementalistes, architectes, entrepreneurs sociaux, etc. et les enfants.
  • Cultiver la diversité de tous horizons : Identifier toutes les communautés sur le territoire (religieux, ethniques, scolaires, jeunes, 3e âge, etc.) et impliquer au moins une personne de chaque groupe, « le héros ».
  • Cultiver la participation et la transparence :
    • Organiser des événements participatifs où chaque membre du territoire peut venir participer à l’élaboration des différentes phases : la co-élaboration de solutions pour son territoire. (voir point 3)
    • Donner ouvertement et activement accès aux informations et aux données.
    • Permettre à tous les acteurs de faire remonter des informations du terrain facilement (crowdsourcing).

 

2.      Des leaders, des héros et des souteneurs coopératifs

  • Les leaders de la démarche Zero Waste
    • Les leaders enthousiastes et infatigables : il y a toujours au moins un qui porte une conviction personnelle infaillible : « La communauté a la capacité et le pouvoir de tendre vers le Zéro Déchet et Zéro Gaspillage »
    • Le leader politique engagé : le responsable politique qui a la compétence de la gestion des déchets (le maire de la commune ou le Président de la communauté de communes) est la clé de voute pour donner la direction à son administration, faciliter l’accès aux infrastructures et aux moyens, et définir les méthodes utilisées. La différence entre un territoire ZW et un territoire qui ne l’est pas, n’est pas culturel, mais déterminé par l’engagement politique.
    • L’entreprise de collecte des déchets sans conflit d’intérêt :
      • Dans les démarches ZW, il s’agit très souvent d’une entreprise publique ou d’une coopérative de travailleurs.
      • Autre point commun, l’entreprise qui gère la collecte ne gère pas la décharge ou l’incinérateur (sinon conflit d’intérêt).
  • Les héros de la démarche Zero Waste
    • Dénicher des héros dans tous les milieux sociaux, économiques (dont au moins 2 ou 3 industriels et commerces emblématiques du territoire), etc. qui s’impliqueront dans la co-création de la démarche, et qui sauront peut-être emmener son groupe dans la démarche. Prendre le temps d’aller les trouver et de les convaincre.

  • Les souteneurs de la démarche Zero Waste
    • Impliquer les citoyens et les entreprises pour qu’ils soutiennent la démarche : il ne suffit pas d’inviter les citoyens et les entreprises à réduire et trier, il faut les impliquer en ayant recours à des méthodes d’intelligence collective et participatives (voir point 3).
    • Faire découvrir la diversité des exemples et solutions existants pour nourrir leur créativité et la vision commune.

 3.      Une gouvernance participative

  • Questionner le lieu du pouvoir
    • Traditionnellement le pouvoir est entre les mains des experts et des politiques. Or, une démarche ZW questionne le lieu du pouvoir. Elle requiert l’implication du plus grand nombre, donc une responsabilisation de chacun.
    • Pour se sentir responsable, il doit être possible à tout un chacun de comprendre la gouvernance du projet, le cadre de travail, de participer à l’élaboration de la démarche ZW qui sera exécutée sous la responsabilité du comité de pilotage et les conditions de sa participation.
    • Différentes formes de participation existent et peuvent servir à différentes phases de la démarche :
      • Information : les membres du territoire sont informées sur ce qui va se produire, sur ce qui est train de se produire et sur ce qui s’est produit. (pas de pouvoir de contribution ; pas de pouvoir d’élaboration ; pas pouvoir de décision)
      • Consultation : les membres du territoire donnent leur avis pour nourrir le processus. Le pouvoir d’élaboration et de décision restent entre les mains du comité de pilotage. (pouvoir de contribution ; pas de pouvoir d’élaboration ; pas pouvoir de décision)
      • Co-construction : les membres du territoire sont invités à faire émerger en intelligence collective la matière pour co-élaborer le plan d’action. Le plan d’action qui en découlera sera soumis au comité de pilotage pour validation. La décision à la majorité reste encore applicable à ce stade. (pouvoir de contribution ; pouvoir d’élaboration ; pas de pouvoir de décision)
      • Co-décision : les membres du territoire (ou leurs représentants) travaillent dans une relation d’équivalence au pouvoir. Ils décident ensemble suivant des processus de co-décision (comme la gestion par consentement). (pouvoir de contribution ; pouvoir d’élaboration ; pouvoir de décision)
  • Poser un cadre de travail clair et simple pour toutes les instances et réunions les principes de l’intelligence collective (pour le détail de ces points, lire cet article sur les principes d’intelligence collective) :
    • L’équivalence de tous les participants : chacun a sa place avec son expérience.
    • Parler avec intention
    • Ecouter avec attention
    • Bienveillance
    • Faire confiance
    • Respecter le cadre
  • Faire appel à un coordinateur :
    • garant du processus et en mesure de faciliter la créativité du groupe et à acter des décisions,
    • doté de talents de connecteur, et qui ne lâchera jamais le travail de terrain, de pédagogie, humain, pour créer l’engouement qu’il faut pour entrainer la dynamique.
  • Former un comité de pilotage de  5 à 15 personnes qui
    • incarne la diversité du territoire (âge, milieu social, sexe, profession, sensibilité politique, etc.)
    • représente :
      • Les citoyens
      • Les associations
      • Les jeunes (- de 25 ans)
      • Les élus : dont, d’office, l’élu qui a le pouvoir décisionnel
      • Les acteurs économiques du territoire
      • Le(s) représentant(s) de la collecte et du traitement de déchets (sauf tout représentant d’incinérateur ou de décharge classique).
    • En général, les représentants sont nommés. Mais il est encouragé de suivre d’autres processus plus engageants :
      • Les représentants sont désignés suivant le processus sociocratique de l’élection sans candidat. Le « leader politique » et le leader de la démarche sont désignés d’office.
      • Les personnes souhaitant se porter candidat déposent leur nom pour chaque collège de représentants. Un tirage au sort déterminera la personne désignée. Le « leader politique » et le leader de la démarche sont désignés d’office.
  • Co-définir :ce que la communauté peut faire et veut faire
    • Organiser des sessions participatives régulières conçues avec des méthodes d’intelligence collective (inclusion, émergence, convergence et clôture) pour :
      • S’ouvrir aux communautés du territoire et interagir.
      • Construire la collaboration et la confiance
      • Créer des espaces pour encourager les suggestions et les idées de tout membre de la communauté et les parties prenantes.
      • Nourrir le soutien au projet
    • Co-définir des objectifs pour toutes les parties prenantes
  • Apprendre et progresser:
    • C’est un processus apprenant qui nécessite du pilotage dynamique
    • Bienvenue aux actions imparfaites
      • Encourager les petits pas
      • Cultiver le droit à l’erreur pour tous : En France, nous avons une culture qui stigmatise l’erreur. Or elles sont utiles. Si nous les identifions, les analysons, nous pouvons apprendre.
    • Bienvenue aux problèmes
      • Chercher à rendre les origines des problèmes visibles
      • Offrir et s’ouvrir aux retours d’expérience et suggestions de tous
    • Permettre aux rôles et responsabilités d’évoluer

4. Make it fun!

Le chemin, autant que le résultat signifie qu’il est crucial de rendre le chemin à parcourir tous ensemble joyeux, créatif, et vivant. S’il ne l’est pas, il est difficile de mobiliser les bonnes volontés, de donner envie, de changer, de s’engager et donc de faire masse.