Plie 25092014

Etre ou ne pas être facilitateur?

Posted on 2014/10/04

Travailler en bonne intelligence, avec de l’écoute, une responsabilisation de chacun, dans un cadre de coopération, c’est tellement évident et agréable, que tout le monde a envie de devenir facilitateur.

Un métier méconnu

Un facilitateur est une personne qui aide un groupe à comprendre ses objectifs communs et l’assiste à s’organiser pour atteindre ces objectifs. Il le fait en restant neutre dans la discussion. Il emploie le plus souvent des méthodes dites d’intelligence collective pour faciliter les réunions : cercle de parole, chapeaux de Bono, gestion par consentement, brainstorming, etc.

Travailler autrement

Une fois que l’on goûte à une facilitation rondement menée, on y prend goût et on comprend qu’il est possible de travailler autrement.

Cependant, alors que je conseille vivement de se former à la facilitation et aux méthodes d’intelligence collective (voir liste à la fin de l’article pour des formations), je ne préconise pas de juste « faire de la facilitation ».

Faciliter, oui ! Mais au service de quoi ?

Suite à la demande d’une amie sur comment devenir facilitateur, je lui ai répondu :

« Je t’invite à bien te former dans la facilitation tout en développent ton propre style dans cette pratique, mais fais-le en étant aussi au clair que tu puisses l’être sur : au service de quoi veux-tu faire de la facilitation? »

Le fait de comprendre « pourquoi » on se forme à la facilitation, permet, me semble-t-il, de ne pas confondre sa passion et l’intérêt que l’on peut avoir pour la facilitation. La facilitation en soi, n’est pas pour moi une passion, mais un outil, une pratique et un métier. Ancrer sa pratique dans sa passion la rend puissante. Sa passion est cette intention qui nous porte, nous anime. Elle nous est propre et donc unique. A chacun de développer son style singulier, sa propre manière de faciliter pour la mettre au service de sa passion.

Pour ma part, je mets mon métier de facilitatrice (dont le style est très coloré par mon enthousiasme et ma créativité) principalement au service des organisations, collectifs et projets qui travaillent sur les questions du gaspillage (humain, temps, ressources et déchets). Les questions du gaspillage, ou plutôt la valorisation de l’humain, du temps, des ressources et des déchets, sont ma passion depuis toujours. Et depuis que j’allie cette passion à mon métier de facilitatrice, je me sens à ma juste place et en mesure de vraiment contribuer à des collaborations constructives et utiles.

Et vous, si vous faites de la facilitation ou souhaitez vous former, au service de quoi souhaitez vous mettre ce talent ?

NB: je forme aux méthodes d’intelligence collective et à la facilitation, avec une approche qui permet de décortiquer les méthodes pour les démystifier. Comprendre la respiration des méthodes, leur mécanique, et découvrir les ingrédients de base de ces méthodes, afin d’être au service de sa posture de facilitateur. La formation modélise en elle-même les phases clés, et se nourrit des retours d’expérience. Les bases de la facilitation sont à la portée de tous.

Article plus complet sur l’Express.

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